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01
JUIN
2015

Les positions

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Début 2000 quand la Bourse est encore dans une configuration haussière je prends du Liberty Surf, comme tout le monde, et du Elior ; sur Liberty Surf, j’ai connu ma première grosse désillusion : achat à 70 euros, le cours poursuit son ascension jusqu’à 79 euros le lendemain, le plus haut historique de mars 2000, avant de baisser inexorablement à partir d’avril, avec une accélération baissière en mai ; vente en catastrophe de la valeur vers 35 euros en mai de la même année ; de 80000 francs d’économies personnelles (jobs d’été pendant 4 ans plus rémunérations de stages), plus 70000 francs de prêt des parents pour essayer de couvrir les positions chaque semaine, tout ça en levier 5, je me retrouve avec le compteur sous zéro et une moins-value de 105% ! De cette douche froide, qui non seulement vide mon compte mais m’endette auprès de mes proches, j’arrête la Bourse et, dépité, je reprends mes études ; bien que je ne boursicote plus pendant un certain temps je continue à suivre le marché de près.

En 2001, ma mère me prête 50000 francs malgré mon précédent désastre et je me remets à acheter SEMA Group sur rumeurs d’OPA aux alentours des 6 euros, en levier 4 ; l’OPA a bien eu lieu et je vends à 8,90, ce qui me procure un gain d’environ 50% x 4 = 200% en pourcentage, soit plus de 19000 euros, nets de frais (120000 francs) : pas mal, le vent tourne, je me refais un peu.

Cette belle revanche sur le sort me redonne espoir, et dans un excès de confiance, considérant que la baisse du marché était finie, je me relance dans les achats en me diversifiant davantage : achats en levier 5 de FI-System (Nouveau Marché) à 13 euros, d’Alcatel à 50 euros et de Bouygues à 60 euros ; vente en catastrophe pour défaut de couverture quelques semaines après, je reperds donc tout, c’est le retour à zéro dans la douleur et la déception ; la perte sèche est de 170000 francs (les 50000 francs plus les 120000 francs de plus-values).

 

 

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